En regardant un reportage sportif à la télé sur les « violets » de Toulouse, qui ont encore logiquement perdu samedi contre les « verts » de Saint-Etienne (c'est du football), je me suis souvenu que mes grands-parents maternels cultivaient la violette.

Je me rappelle ces grands châssis qui abritaient les fleurs, si fragiles, et surtout, le soir, ma grand-mère qui confectionnait de jolis bouquets tout en me racontant des histoires devant la cheminée…d’un seul coup, j’en ai le parfum, entêtant, qui me revient à l’esprit et qui se mélange confusément à l'odeur des oignons, qui piquaient les yeux et que l’on mettait à sécher dans le grenier…

Installez-vous confortablement dans le fauteuil, au calme, baissez la lumière, fermez les paupières et concentrez vous sur des images de votre enfance : des proches, un jardin, les vacances, un animal…sentez-vous comme moi cette odeur de roses fraîchement coupées, du chèvrefeuille près de la grange, celle de la lavande quand s’ouvre la porte de l’armoire, l’odeur du chocolat qui fume dans le bol du matin, celle du chien, mouillé, qui vient s’ébrouer près de vous, l’iode de la mer quand les vagues s'écrasent sur les rochers ?

Où est-elle la maison où j'ai grandi ?

Les violettes n'existent plus...allez sur ce site, remarquable….et si vous n’avez jamais dégusté de chocolat ou de pâte de fruits à la violette ou encore de thé ou de liqueur, allez sur celui-là ...

Et pour boucler la boucle, je vous conseille aussi d’aller découvrir le site d’une jeune association qui a l’ambition de marier le plaisir du sport et celui de la table en déclinant ses activités autour de la violette…pour qu'elle renaisse?