Bientôt les élections présidentielles, avec leur lot habituel de promesses, de critiques, de slogans, de mots chocs...

La gauche, la droite, le centre, les extrêmes, le petit monde politique s'excite pour se placer au mieux en tête des suffrages, au pire au-dessus de la barre fatidique des 5 %...

J'en ai vu défiler, au cours des années, des candidats, bleus, blancs, rouges, verts, des programmes, des mandats, des reconversions, des trahisons, des volte-faces, des résurrections...

J'en ai entendu à la radio et vu à la télé des hommes (et des femmes) dits d'Etat, expliquer qu'ils ont gagné même quand ils ont perdu et trouver de bonnes raisons pour justifier leur défaite, qui d'ailleurs, à les écouter, n'en est pas une...

Rappelez-vous que la plupart des politiques sortent du même moule et qu'à la sortie des grandes écoles, ils optent pour une voie qui souvent tient plus de l'opportunisme que des idées de coeur...

Mais savez-vous que pendant ce temps, la vie continue et que nos énarques, nos haut-fonctionnaires, sont toujours là, immuables à leur poste, costard trois pièces, à penser, à écrire, à légiférer pour ceux qui s'agitent ?

Le Chef d'orchestre tient la baguette mais ce sont les musiciens qui décident de la qualité d'une oeuvre...

Entendons-nous bien, ce ne sont pas les politiques au pouvoir qui dirigent la France...

Moi qui balance entre deux âges, je leur adresse à tous un message : le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con... on est con, qu'on ait vingt ans ou qu'on soit grand-père, quand on est con... on est con.

Oui, Monsieur BRASSENS, on nous prend vraiment pour des cons !